Garantir le label bio, c’est l’affaire de tous, mais surtout des organismes certificateurs. La qualité des contrôles bio est un facteur essentiel pour l’agriculture biologique. Une certification est la reconnaissance d’un travail effectué dans le respect d’une agriculture soucieuse du respect des équilibres naturels.

Les organismes certificateurs œuvrent pour garantir aux consommateurs des produits sains et garantis. Lors du salon la Terre est notre métier, deux organismes certificateurs seront présents pour informer sur les contrôles et les normes à respecter pour être certifié.

Les agriculteurs satisfaits de la qualité des contrôles

Le 31 janvier dernier, a eu lieu une réunion entre organisme certificateurs et structures professionnelles du secteur de l’agriculture biologique. 79%** des agriculteurs sont satisfaits par la qualité et le sérieux de leur contrôle. Parmi les organismes certificateurs les plus satisfaisant, on retrouve Certipaq suivi d’Ecocert  et Qualité France.

Des contrôles stricts sont indispensables pour garantir la crédibilité de l’agriculture biologique envers les consommateurs mais également les pouvoirs publics et la société en général. Le réseau FNAB, est attaché à la défense d’un dispositif règlementaire fort et cohérent ainsi qu’à sa traduction efficace. Les contrôles sont les seules garanties de confiances qui lient les producteurs et consommateurs. Il est donc essentiel qu’un contrôle soit élaboré dans les normes.

Minimiser au maximum le risque de fraude

Les producteurs biologiques bretons qui se disent insatisfaits ou moyennement satisfaits de leurs contrôles restent largement minoritaires. Leurs principaux motifs cités sont : « un manque de formation des contrôleurs et un turn-over très important », « une visite de terrain de plus en plus restreinte lors des contrôles, au profit de contrôles plus administratifs », « des interrogations sur les coûts de certification élevés par rapport au temps de contrôle » et « un manque de disponibilité et de réactivité de certains organismes certificateurs ». Pour ces derniers, le risque inhérent à ces manques serait de voir survenir des brèches qui facilitent des comportements frauduleux.

A noter que les taux d’insatisfaction sont légèrement plus élevés dans les filières plus spécifiques comme l’apiculture (14 % d’insatisfaits), l’élevage porcin (9 %) ou l’élevage ovin-caprin (8 %). Ce phénomène est sans doute à relier à un niveau de formation moindre des contrôleurs sur ces productions, contrairement à des productions plus classiques comme l’élevage de bovins allaitants ou la production de céréales.

Échanger, partager et discuter avec les organismes certificateurs Ecocert et Certipaq durant le Salon la Terre est notre métier les 11, 12 et 13 octobre à Guichen.

*Données Observatoire régional de la production biologique en Bretagne, édition 2012, données 2011

Par Goulven Marechal – chargé des dossiers fillières courtes et développement de la production – FRAB Bretagne