Lancé fin 2011 par le Conseil régional de Bretagne, le Pass Bio a pour but de soutenir le développement de l’agriculture biologique. Il est proposé aux agriculteurs déjà en activité souhaitant convertir leur exploitation ou à ceux qui s’installent dans un projet de reprise-transmission avec conversion. Pour accompagner les agriculteurs dans leurs démarches, la région finance l’intervention d’un technicien conseil habilité en AB.

Tous les techniciens du réseau GAB-FRAB sont habilités à vous suivre et vous accompagner dans cette démarche. N’hésitez pas à les contacter pour leur faire part de votre projet.

 

Le Pass Bio, comment ça marche ?

 
Financé par l’Etat et la région Bretagne, le Pass Bio peut prendre deux formes :

Pass’Bio diagnostic : en amont de la conversion, il a pour but d’aider l’agriculteur à évaluer la faisabilité et la viabilité de son projet.

Pass’Bio suivi : en début de conversion, il permet au producteur de bénéficier d’un appui technique et de conseils. Le suivi est adapté aux besoins et à la production de l’agriculteur afin de répondre le plus justement à toutes ses questions : assolement, rotation, bilan fourrager, réglages des équipements nouveaux, système de commercialisation, etc.
 

Le Pass Bio, c’est pour qui ?

 
Plusieurs profils sont éligibles au Pass Bio.

Pour le Pass Bio diagnostic :
– Les agriculteurs conventionnels installés en Bretagne
– les sociétés, dont au moins 50% du capital social est détenu par des associés exploitants et dont un des associés remplit les conditions d’âge
– les candidats à l’installation (entre 18 et 50 ans) avec un projet de reprise d’une ferme conventionnelle

Pour le Pass Bio suivi :
– Les agriculteurs ayant engagé une conversion à l’agriculture biologique depuis au moins 24 mois
– Les sociétés remplissant les mêmes conditions que pour le Pass Bio diagnostic
 

Premier bilan du Pass Bio

 
Depuis sa création, le Pass Bio a permis d’accompagner 47 projets (9 diagnostics, et 38 suivis), pour une surface de 3200 ha et un montant de 41 000 €. Pour 2012, la région a prévu de consacrer 200 000 euros pour soutenir près de 200 exploitations. L’objectif est affiché haut et fort : 1000 fermes de plus en agriculture biologique d’ici 2014, dans une région qui en comptait 1682 au 1er janvier 2012. La bonne marche du Pass Bio intéresse même d’autres régions, puisque les Pays de la Loire ont décidé de le mettre en œuvre dans leur région.

 

Témoignage d’agriculteur

 
Luc Calvez, maraîcher dans le Finistère installé en 1992, conversion en 2010 : « Avant de me lancer, j’ai également fait une étude de faisabilité. Si l’on est dans une situation financière difficile, il ne faut pas se lancer. Il est aussi important d’apprendre les techniques que la profession a oubliées parce que c’était devenu plus facile d’attacher le pulvé. J’ai suivi une formation de trois jours au groupement des agriculteurs bio du Finistère. J’ai fait des visites de fermes pour échanger sur des techniques avec des collègues en bio. La conversion doit rester un choix personnel. Elle ne doit pas être imposée par une unique logique économique. »

Plus de renseignements sur le site internet du réseau GAB-FRAB : www.agrobio-bretagne.org