Depuis 4 ans, les installations en maraîchage biologique progressent fortement, et ce dans un contexte de demande croissante de différents circuits de distributions: AMAP, magasins spécialisés, marché, restauration collective, entre autres.
Beaucoup de facteurs sont à travailler bien en amont du projet d’installation. L’acquisition technique, les choix sur le foncier, les investissements et les circuits de commercialisation sont autant de facteurs qu’il faut cerner et travailler en amont du projet d’installation.

Julien Jouanneau, technicien maraîchage au GAB 44, accompagne chaque année des dizaines de porteurs de projet. Fort de son expérience, il expliquera les étapes essentielles à ne pas manquer pour réussir son projet d’installation en maraîchage biologique.
Une conférence qu’il présentera, pour la 4ème année, sur La Terre est notre métier, et dont il nous livre ici quelques points clés :
 

Comment s’articule votre intervention de vendredi sur le salon?

Sur le fond et la forme, l’intervention reste pour beaucoup la même : parler du parcours.  Il s’agit pour les porteurs de projets et futurs porteurs de projets de bien se rendre compte de l’organisation en amont. Il y a des aspects à ne pas négliger, comme la main d’œuvre qui est très prenante, ou le fait d’arriver à concilier vie privée et vie professionnelle. L’installation demande beaucoup de boulot, il y a souvent des arrêts, c’est pourquoi il faut bien se préparer à tous les niveaux. L’intervention se veut cohérente et dynamique. Au fil des ans, il y a plus de retours, le discours gagne en pertinence. Un ou deux maraîchers viendront illustrer de leur expérience mes propos.
 

Vous intervenez depuis 4 ans sur le salon. Peut-on parler d’une évolution sur le parcours à l’installation ?

Les bases restent les mêmes. Mais un des grands changements est l’aspect économique. Avant, lorsqu’un maraîcher s’installait, 10 groupes en AMAP attendaient. Maintenant, c’est différent, il y a de plus en plus de maraîchers. Il faut donc prendre en compte l’aspect commercialisation : anticiper, démarcher, faire des études sur le secteur et sur les environs, délimiter les contraintes et les atouts. Il faut également aller vers la restauration collective, les groupes de consommation et les magasins spécialisés.

 

Quels principaux conseils donnez-vous aux porteurs de projets ?

J’insiste beaucoup sur le fait qu’il faut prendre son temps. Beaucoup de facteurs entrent en jeu et il ne faut pas se précipiter. Des choix importants sont à faire, et bien cerner ce qui est adapté à son propre projet. Il faut prendre également le temps d’acquérir de la maturité, par la formation diplômante ou le salariat par exemple. Il est important de s’intégrer au milieu professionnel et de rester ouvert à l’évolution du milieu, aux projets qui se montent.
Avec le recul, on voit bien qu’il y a plusieurs schémas. L’important est que tout système peut être viable s’il est cohérent.

La conférence de Julien Jouanneau : « Les clefs de la réussite de l’installation en maraîchage biologique»,se tiendra vendredi 12 octobre, de 15h15 16h45, dans la salle Galatée 1.

Propos recueillis par Olivia Milon, stagiaire Communication à la FRAB.
Remerciements à Julien Jouanneau. Actualité du GAB de Loire Atlantique sur www.gab44.org