Cette année, La Terre est notre métier met le cap sur l’actualité, avec un coup de projecteur particulier sur le sujet des semences fermières et paysannes.

 

Focus sur les semences :

Un sujet au centre des discussions ces derniers mois, et pour cause : la loi COV (certificat d’obtention végétale) a été votée en novembre dernier et va étendre l’obligation de payer une nouvelle taxe à 21 espèces, ainsi qu’interdire les semences de fermes pour les autres espèces.
Pour sortir des systèmes agronomiques, issus d’une utilisation exclusive des semences industrielles, les semences fermières et paysannes sont un complément essentiel, et leur production reste une solution indispensable pour de nombreux agrobiologistes. Les décrets d’application de la loi restent encore à venir, mais posent dès à présent un questionnement quant à l’avenir des semences dans la bio.
La Terre est notre métier est un moment privilégié pour prendre le temps de poser cette question de semences au sein du salon avec d’un côté, des conférenciers qui s’attarderont sur les ressortissants de cette loi ; et de l’autre, l’espace démonstrations qui proposera, en nouveauté, des variétés de maïs population multipliées par des agriculteurs de Bretagne, ainsi qu’une première présentation de variétés de blé noir anciens fournies par l’INRA.

 

La biodiversité, un dénominateur commun :

Dans la bio, la diversité est un enjeu majeur : elle est présente sur l’exploitation mais également tout au long du circuit, allant du producteur au consommateur.
Cultiver la bio, c’est trouver divers outils, méthodes, en vue de valoriser au mieux les spécificités de nos écosystèmes, sans les artificialiser de manière exagérée. C’est aussi user au maximum des ressources naturelles renouvelables et n’utiliser les ressources épuisables qu’en dernier recours. Et c’est encore éviter les techniques qui contribuent à l’effet de serre, en laissant la biodiversité présente faire son travail.
Sur le salon, on retrouve une diversité d’exposants, chacun tour à tour acteur de la filière bio : producteurs, prestataires de service, transformateurs, distributeurs, mais aussi élus, responsables de collectivités, acteurs du développement durable et de la recherche. Un rassemblement qui permet de se poser un temps, de s’informer sur les nouveautés, et de créer à la fois de nouveaux contacts mais également du lien avec les acteurs d’une bio solidaire et cohérente.