Valoriser ses produits bio peut être complexe quand on s’installe en maraichage biologique. Comment les commercialiser, par quels moyens, en circuits long ou circuit court ? De nombreuse initiatives émergent partout en France : vente sur internet, vente directe à la ferme ou encore, livraison de panier bio.

Depuis 2007, un nouveau lieu de commercialisation existe, la vente dans les halls de gare. Les « paniers fraîcheurs » ont vu le jour pour la première fois en Ille de France. Aujourd’hui plus de 40 gares sont concernées par ce mode de commercialisation qui ne concerne pas exclusivement les produits bio mais qui touche un large public.

 

Des paniers en gare

Depuis plus d’un an, se développe en Bretagne un nouveau mode de commercialisation, la vente de produits bio dans les halls de gare. Cette initiative mise en place dans les Côtes d’Armor connait un franc succès et fleuri en gare de Lannion, Guingamp et saint Brieuc. Ce mode de commercialisation fait le bonheur des producteurs et des voyageurs.

Marie Pernot et Marc Anquetil, sont maraichers bio près de Guingamp. Installés depuis un an, cela fait 5 ans que l’idée de commercialisation dans les halls de gare germe. Après s’être renseignés et avoir réalisé une enquête en gare, ils ont mis en place ce mode de commercialisation qui est l’un de leur meilleur débouché. Marie et Marc ont débuté par la commercialisation de panier en gare puis, en parallèle, ils ont proposé un étal de détail pour laisser le choix et satisfaire le plus grand nombre. Les paniers que proposent Marie et Marc sont sans engagement ce qui laisse une liberté aux consommateurs.

 

3 questions sur la commercialisation en gare façon Taup’écologik :

A.P*. : Quel est le profil de votre clientèle ?
M : Nous touchons des habitants des alentours, des parents d’élèves qui viennent chercher leurs enfants et des voyageurs. Il y a pas mal de personnes qui sont curieuses et qui n’auraient pas consommé bio avant.

A.P. : Quels sont les points forts de ce débouché ?
M : C’est un débouché original, atypique et c’est un service en plus pour les gens qui transitent par la gare. Certains consommateurs viennent car ils trouvent que c’est plus confortable qu’au marché pour faire ses achats.

A.P. : Quelles sont les limites du système ?
M : Il n’y a pas assez de place pour un étal de détail et nous ne sommes pas très visibles à cause du manque de luminosité. C’est aussi assez compliqué car nous souhaitons proposer un système souple et finalement, nous proposons à la fois du panier et du détail, ce qui fait pas mal de modalités différentes de vente.

Ce mode de commercialisation est adaptable à chacun, pour exemple en gare de Lannion, la Gaec du Champ libre à opté pour un système de lots qui permet d’imposer un montant minimum en limitant l’attente pour les voyageurs tout en maintenant le contact et l’échange avec le consommateur.

Lors du Salon la Terre est notre métier seront abordés différents thèmes notamment l‘installation en maraîchage biologique** et comment toucher de nouveaux consommateurs de produits bio*** pour informer, partager et apporter des éléments de réussite.

* Propos recueillis par Agathe Perrin (animatrice à la Maison de la Bio 22)
** Le vendredi 11 octobre à 13h30 salle Galatée 1. Intervenant : Charles Souillot (Gab 22)
*** Le dimanche 13 octobre à 15h15 Salle La Bretagne