Dominique Marion, président de la FNAB : «L’agriculture bio n’est jamais en panne d’idées»

Porté par le réseau FNAB, le salon La Terre est notre métier est devenue en onze ans une belle vitrine de l’agriculture biologique. Cela fait quatre ans que Dominique Marion, président de la FNAB, vient à Guichen. Et en quatre ans il a vu le salon se professionnaliser de plus en plus.

 

En quoi La Terre est notre métier est devenu un rendez-vous incontournable de l’agriculture bio ?

C’est la 4e année que j’inaugure ce salon en tant que président de la FNAB, et je vois une belle évolution. J’avais été surpris lors de ma première venue parce que justement il y avait deux salons en un : Ille et bio et La Terre est notre métier. On peut dire que les deux secteurs se sont renforcés au fil des années et on voit vraiment, aujourd’hui, le côté professionnel qui ressort de La Terre est notre métier. C’est à dire  qu’on ressent que les agriculteurs biologiques sont capables de montrer leur capacités professionnelles, leurs savoir-faire, tout ce qu’ils ont imaginé pour résoudre les impasses techniques, les dépasser et continuer à faire avancer leur métier pour produire de plus en plus sain et toujours en quantité suffisante.

 

Comment envisagez-vous l’avenir de La Terre est notre métier ?

Je pense que ce qui est important, et c’est la voie que le salon a pris, c’est qu’on puisse faire une ouverture aux autres régions. Cette année, la région Poitou-Charentes était invitée d’honneur. Alors pourquoi pas imaginer que La Terre est notre métier puisse, en tant que salon du réseau FNAB, faire le tour des régions au gré des choix, des décisions, de l’actualité ? Pour nous, c’est important que ce salon se professionnalise de plus en plus. J’ai vu ça aujourd’hui. J’ai vu des machines qui m’intéressent toujours autant, des initiatives, avec Innova’bio notamment, qui montrent qu’on n’est jamais en panne d’idées dans l’agriculture biologique. Et je pense que c’est ça qui est important.

 

A partir de ces constats et de cette volonté, comment le salon peut-il fédérer encore plus les acteurs de la bio et attirer davantage de visiteurs ?

Pour nous, c’est ancré, La Terre est notre métier est le salon professionnel du réseau FNAB. Je pense qu’il faut que nos partenaires le comprennent, qu’il faut qu’ils l’acceptent, puis que tous ensemble on en fasse la vitrine professionnelle des paysans bio et du réseau des paysans bio. Pour y arriver, au niveau des partenaires, notamment au niveau de la Chambre d’agriculture, il faut qu’il y ait plus d’initiatives et de manière plus importantes. C’est cette consistance dans nos propositions qui fera que le nombre de visiteurs suivra. Et puis, la FRAB a imaginé, et la FNAB soutient cette idée, peut être est-ce possible ou pas, de faire tourner ce salon dans l’ensemble des régions.

Propos recueillis par Antoine Besnard, chargé de communication de la FRAB

Photo : Matthieu Chanel, Agrobio 35


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